La Boutique Toucom
Chercher :
Dans :
 
BoutiqueRayon PêcheRayon NautismeRayon CoutellerieRayon Cado'
Les rubriques  

L'auteur

Jacky FABRE Jacky FABRE
» Son profil

Devenez rédacteur

Etre carpiste...
: Dossiers : Reportages : Pêche de la Carpe

Pourquoi je pêche ? Question pour certains à mon avis bien embarrassante.

Peut être une réponse...
Ce genre de sport est comme tous les autres : on accroche ou pas. Pour ma part, j'ai été élevé au bord d'un étang et d'une rivière, l'Yonne, rivière majestueuse aux beaux jours et furieuse au moment des crues. Mais que de souvenirs en moi, que de bons moments à son bord ! L'Ouanne, quand je taquinais les truites, chabots, vairons et carpeaux au lancer, olive de 30 gr plate et vers de fumier. Que du bonheur ! Les carpes de l'étang de Moutiers, les brochets du réservoir du Bourdon resteront à vie gravés dans ma mémoire.

Parce que, sachez-le, la pêche m'a souvent évité de faire des bêtises, de grosses bêtises. C'était l’échappatoire d'une enfance pas du tout rose passée dans une ferme ou on plaçait (ou plutôt "exploitait") les enfants de la DDASS. Tous les êtres humains n'ont pas la chance de naître une cuillère en argent dans la bouche.

La pêche me faisait planer, j'étais ailleurs, je laissais voguer mon âme comme flottait mon Versailles au grès du courant. Et puis on grandit, on évolue, on peaufine la technique.

Les anciens du village connaissant ma situation au sein de cette "famille" trouvaient toujours un prétexte pour me sortir du triste quotidien et m'entraîner au bord de l'eau, y compris l'hiver, quand le canal de Bourgogne nous accueillait par moins 5°.

La beauté de ces gardons pris au blé cuit ou aux vesces me transportait de joie. Je n'était plus le même je retrouvait le sourire, la joie simple d'un enfant heureux d'être là avec des gens qui l’aiment.

Aujourd’hui, mes connaissances me viennent essentiellement de tous ces anciens. Je leur rend hommage et les remercie du fond du coeur pour tout ce qu'ils ont fait pour moi. J'espère qu'ils ont maintenant leur place au paradis des pêcheurs.

Quelques conseils d'un pêcheur averti
Tout d'abord commençons par le comportement à l'arrivée sur un nouveau lieu de pêche. Une chose que j'aime par dessus tout, prendre mon temps, descendre de voiture sans claquer la portière, m'asseoir et observer quand la nuit n'est pas encore tombée évidement, plutôt au jour quand le soleil commence a s'endormir. Sur les petits plans d’eau, je fais le tour à pied, repère et observe la nature, car celle ci est pleine de bons tuyaux. Des arbres en fleur ou en fruits, pour peu qu'il y ait peu de profondeur, et les poissons viendront se régaler d'une baie de sureau, d'une mûre ou d'une fleur.

Le moindre banc de nénuphars est un précieux nid de renseignements, car sachez que les nénuphars, ne poussant pas dans de grandes profondeurs, n'empêchent pas nos amis poissons de leur rendre visite à tour de rôle : le gardon, le rotengle, Mademoiselle brème, sieur essox, dame tanche et bien sur mama carpa.

Essayez, pour vous amuser, la méthode suivante : un caillou assez lourd, une ficelle et un gros bout de pain bien sec ; placez-le au beau milieu d'un nénuphar et vous verrez arriver des petits, des moyens et des gros poissons. Cela pourra vous renseigner de façon surprenante sur les occupants du coin. Bien évidement, on ne laisse pas traîner notre ficelle et notre caillou, on s'arrange pour trouver un morceau de mousse ou de polystyrène si on veut recommencer l'expérience et on n'oublie pas qu'on n'est pas tout seul et qu'il faut respecter le lieu.

Riches d'enseignements sont aussi les roselières en plan d'eau, rivière ou canal, même combat, un lieu de visite, une source alimentaire, un éventuel refuge contre les prédateurs et surtout un excellent parasol contre le soleil de l'été.


Diaporama :


© Jacky Fabre

© Jacky Fabre

© Jacky Fabre

© Jacky Fabre

© Jacky Fabre

© Jacky Fabre

© Jacky Fabre

Mais aussi pêcheur de carnassiers aux leurres
© Alfos
Gus
Gus
Jamais sans son chien
© Alfos